NOËL ET SES DETRAQUEURS

Sommaire :

1

1- Controverse sur la date de naissance de Jésus. 1

Le Noël de l’Eglise Copte. 2

L’année la saison et la date. 3

2- Controverse sur Noël fête païenne. 3

Traditions romaines. 4

Mithra. 5

3- Que penser de ces arguments?. 5

Conclusion: 6

 

 

 

NOËL et ses détraqueurs

 

L´histoire ne nous apprend pas quand est né Jésus, ni d´ailleurs quelle fut exactement sa vie. La date du 25 décembre que nous respectons aujourd’hui fait l’objet de plusieurs controverses.

Le premier type d’attaque remet en cause la date de naissance aujourd’hui communément admise. Pour certains, l’année est fausse : Jésus n’est pas né il y a 2001 ans. Pour d’autres, c’est l’époque de l’année qui est fausse. Jésus serait né avant pour certains (en septembre ou octobre), pour d’autres, c’est plutôt en début d’année.

Jugeant qu’il est utile de connaître ces questions pour en évaluer la portée et l’importance dans notre vie de chrétien, nous allons vous les présenter en réunissant divers morceaux de textes butinés sur le web.

Remarquez bien que nous les présentons comme nous les avons trouvés et repiqués, c’est-à-dire dans les termes et l’argumentation de leurs partisans.

Cela ne signifie pas que nous partageons leurs convictions. Lorsque  nous ferons un commentaire en tant que Chrétien nous le feront clairement remarquer.

Donc pas de confusion, il ne s’agit pas de notre part d’un panégyrique, d’une défense de ces thèses, dont certaines se déclarent ouvertement hostiles au christianisme, mais d’une exposition d’idées différentes des nôtres, qu’il est selon moi utile de connaître et de débattre avant qu’elles ne nous soient jetées à la face par des ennemis voulant déstabiliser des frères à la foi fragile.

 

1- Controverse sur la date de naissance de Jésus

 

            Pour trouver le mois de la naissance de Jésus, il nous faut remonter à l'Exode chapitre 12 lorsque Dieu institua la Pâque. Nous y lisons : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois de l'année. En effet le calendrier religieux Juif commence l'année par le mois d'avril. Or nous lisons dans (LUC.1 : 5-25) [...] Il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d'Abias ou Abija, [...] Or, pendant qu'il s'acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, Il fut appelé par le sort, d'après la règle du sacerdoce à entrer dans le temple et l'ange lui annonça qu'Élisabeth sa femme deviendrait enceinte. Quelque temps après elle devint enceinte et se cacha pendant cinq mois.

 

   Dans (1 Chronique.24 : 7-18) nous lisons qu'il y avait 24 classes de sacrificateur et que Zacharie était de la 8ième classe. Donc chaque sacrificateur servait dans le temple deux semaines puis on le remplaçait. Zacharie se trouva donc dans le temple au milieu du mois de Juillet, et c'est quelque temps après que sa femme tomba enceinte c.à.d fin Juillet, et se cacha pendant cinq mois.

 

            Au sixième mois (de grossesse) d'Élisabeth, l'ange Gabriel annonça à Marie quelle deviendrait enceinte  et sur cette déclaration Marie partie retrouver sa cousine Élisabeth et la salua, dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein... Elle s'écria d'une voix forte : Tu es bénie entre toute les femme et le fruit de ton sein est béni (Luc.1 : 26-42).

 

            Marie devint donc enceinte exactement cinq mois après sa cousine Élisabeth. Maintenant faisons le calcul : Fin juillet Élisabeth devint enceinte, cinq mois après c.à.d fin décembre début janvier Marie devint enceinte, si nous comptons les neuf mois de grossesse de Marie, nous nous  retrouvons fin septembre début octobre, ce qui coïncide parfaitement avec le récit de Luc qui nous dit qu'à la naissance de Jésus il y avait des bergers qui veillaient la nuit sur les montagnes où ils gardaient leurs troupeaux (Luc.2 : 8). Dans la Palestine, comme nous avons mentionné plus haut, les bergers restent dans les champs du mois d'avril jusqu'à la mi-Octobre après cela c'est la saison des pluies (Esdras.10 : 9-13) "le neuvième mois = décembre" au calendrier juif "Adam Clarke's Commentary", Vol. V, page 386.   

 

            Voilà la vérité en ce qui concerne la Noël et la naissance de Jésus-Christ,  libre à vous de le croire ou non, à moins que vous puissiez prouver le contraire. Pas un seul passage de la Bible nous enseigne à fêter la naissance de Jésus, car ce n'est pas la naissance de Jésus qui nous sauve, mais sa mort et sa résurrection. L'apôtre Paul nous dit : Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne (1 Cor.11 : 26).

 

 

Le Noël de l’Eglise Copte

L'historien Dionisius  (comme prononcé en arabe) déclare que la naissance du Christ a eu lieu à la 753ème année de la fondation de la ville de Rome. Précisément, les Chrétiens ont continué, pour plusieurs générations après le Christ, à dater les évènements en commençant par la date de la fondation de Rome. Mais, en 532 ap. J.-C., cet historien commença à dater les évènements en commençant par l'incarnation du Christ au lieu de la fondation de Rome, pour pouvoir différencier entre les évènements qui ont eu lieu avant la naissance du Christ et ceux qui ont eu lieu après Sa naissance. Après cela, cette législation fut acceptée, tous commencèrent à dater d'après cette méthode, et elle fut utilisée jusqu'à présent. La preuve est que nous appelons le calendrier que nous utilisons à présent le "Calendrier de l'Ere Chrétienne" (ap. J.-C.)

Mais l'historien commis une erreur dans le calcul de la date de la naissance du Christ, et qui est de presque quatre ans, ce qui fait que le calendrier de l'Ere Chrétienne que nous utilisons à présent est de quatre ans de moins que le calendrier correct qu'il fallait avoir. C'est-à-dire qu'étant en 1992, il fallait que ce soit l'année 1996 ap. J.-C. La preuve de la justesse de cela est ce qui est écrit dans l'Evangile de notre maître St. Matthieu l'Evangéliste, et dans l'Evangile de notre maître St. Luc l'Evangéliste:

Premièrement: St. Matthieu l'Evangéliste dit que quand le Christ est né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, des mages de l'Orient arrivèrent à Jérusalem (Matthieu 2:1) En voici une preuve certaine que Christ est né avant la mort du roi Hérode.

D'après ce que l'historien connu, Josephius (comme prononcé en arabe), dit, Hérode est mort à la 750ème année de la fondation de Rome. Donc, le Christ est né en Décembre de l'année 749 de la fondation de Rome. Ainsi, ce qui est dit dans la Sainte Bible sur la langue de St. Matthieu l'Evangéliste, qu'Il est né au temps du roi Hérode, est montré.

Il est donc clair qu'il y a une différence de quatre ans entre la date déterminée par l'historien Dionisius (753 de la fondation de Rome), et la date actuelle de la naissance du Christ (749 de la fondation de Rome) d'après ce qui est écrit dans l'Evangile, et le témoignage des historiens, y compris Josephius.

Deuxièmement: St. Luc l'Evangéliste dit que dans la quinzième année du règne de Tibère César, - lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée…etc. (Luc 3:1-3), Jésus avait environ trente-trois ans. (Luc 3:23)

Il est connu historiquement que Tibère est né à l'an 42 avant Christ, qu'il était un fils par adoption, et un gendre de l'empereur César Auguste, et qu'il est devenu son partenaire dans le règne à l'an 765 de la fondation de Rome.

Si nous ajoutons quatorze ans complets - qui sont la durée où Tibère César était partenaire au pouvoir, comme St. Luc l'Evangéliste dit - au temps où il a commencé à être en pouvoir, le résultat sera que le Christ a commencé son service de prédication en 779. En cette année (c'est-à-dire 779 de la fondation de Rome), le Christ avait trente ans. Donc, quand nous soustrayons trente ans de 779, le résultat est l'année actuelle où Christ est né, et qui est 749 de la fondation de Rome. Cette date diffère de la date Dionisiusienne d'environs quatre ans.

Les savants et les historiens qui ont suivi se sont rendu compte de cette erreur. Mais, à cause de la difficulté et de l'impossibilité de la corriger car elle s'est répandue dans les pays du monde entier, de l'est à l'ouest, ils ajoutèrent cette différence à l'ancienne date, c'est-à-dire à la durée de temps entre Adam et le Christ, tel qu'après que cette durée eut été évaluée d'environ 4000 ans depuis Adam jusqu'à la venue du Christ tout-glorifié, elle est maintenant évaluée de 4004, après avoir ajouté les quatre ans désignés.

 

L’année la saison et la date

Certains textes historiques amènent à penser que Jésus est né un jour d'hiver, dans 1'hémisphère occidental, après le recensement de Quirinus.  Achélaus régnait depuis peu en Judée. Ceci permet de placer la naissance de Jésus entre 7 et 4 avant 1'an 1. Selon d´autres sources, Jésus serait né au printemps.  Au IIe siècle de notre ère, on avançait pour la naissance de Jésus les dates suivantes : 6 janvier, 28 mars, 18 ou 19 avril, 29 mai etc. Les orthodoxes fêtent encore la nativité le 6 janvier.

 

2- Controverse sur Noël fête païenne

Il est hors de doute que Noël était à l'origine une fête païenne. Ce qui le prouve, c'est l'époque de l'année où on la célèbre et les cérémonies qui l'accompagnent.

En Égypte, le fils d'Isis, titre égyptien de la reine des cieux, naquit à cette même époque, au moment du solstice d'hiver.

Traditions Sabéennes arabes
Les Sabéens d'Arabie, qui regardaient la lune et non le soleil comme le symbole visible de l'objet favori de leur culte, observaient la même époque comme la fête de la naissance. Nous lisons dans la Philosophie Sabéenne de Stanley : Le 24e jour du 10e mois, c'est-à-dire décembre, selon notre manière de compter, les Arabes célébraient le jour de la naissance du Seigneur, c'est-à-dire, la Lune. Le Seigneur Lune était le grand objet de culte des Arabes, et ce Seigneur Lune était né, disaient-ils le 24 décembre, ce qui montre clairement que la naissance qu'ils célébraient n'avait aucun rapport nécessaire avec le cours du soleil.

Traditions antiques en Angleterre
Le nom même sous lequel Noël est populairement connu en Angleterre le jour d'Yule prouve tout de suite son origine païenne. Yule est le nom chaldéen pour « enfant, ou petit enfant »; et comme le 25 décembre était appelé par les anciens païens saxons le jour « d'Yule » ou « le jour de l'Enfant » et la nuit qui le précédait « la nuit de la Mère », et cela longtemps avant qu'ils ne fussent en contact avec le christianisme, cela prouve suffisamment son véritable caractère. Ce jour de naissance était observé bien loin dans les contrées païennes. On a généralement cru que cette fête avait seulement un caractère astronomique, et qu'elle rappelait simplement la fin de la course annuelle du soleil et le commencement d'un nouveau cycle. Mais il est hors de doute que la fête en question avait une bien plus haute portée; elle rappelait non seulement le symbole de la naissance du soleil au renouvellement de sa carrière, mais le jour de naissance du grand libérateur. Il importe de remarquer aussi que si le jour de Noël chez les anciens Saxons d'Angleterre était observé pour la célébration de la naissance d'un Seigneur de l'armée des cieux, le cas doit avoir été précisément le même ici qu'en Arabie. Les Saxons, on le sait, regardaient le soleil comme une divinité femelle, et la Lune comme une divinité mâle. C'est donc du soleil qu'ils célébraient le 25 décembre, comme les Arabes observaient le 24 décembre parce que c'était le jour de naissance de ce même Seigneur Lune.

Traditions orientales
En Orient, il parait que le nom de ce Dieu Lune était Méni; c'est là en effet croyons-nous l'interprétation la plus naturelle de la déclaration divine faite dans Esaïe 65:11 « Mais vous qui abandonnez l'Éternel, qui oubliez ma montagne sainte, qui dressez la table à Gad et remplissez la coupe pour Méni ». On a des raisons de croire que Gad se rapporte à la divinité du Soleil, et Méni à la divinité de la Lune. Méni, ou Manai, signifie celui qui compte, et ce sont les changements de la lune qui aident à compter les mois. Ps 104:19. « Il a fait la lune pour marquer les temps; le soleil connaît son coucher ». Le nom « d'homme de la lune » ou du dieu qui présidait à ce luminaire chez les Saxons était Mané, comme on le voit dans l'Edda, et Mani, dans le Voluspa. Ce qui prouve bien que c'était la naissance de ce Dieu Lune que célébraient à Noël les anciens Saxons, c'est le nom donné encore dans les Pays-Bas d'Écosse à la fête du dernier jour de l'année, et qui parait être un reste de l'ancienne fête de la naissance; en effet, les gâteaux qu'on fait à cette occasion s'appellent gâteaux de Nûr, ou de naissance. Ce nom, c'est Hogmanay.

Traditions chaldéennes
Or, Hogmanay en Chaldéen veut dire « la fête de celui qui compte » - en d'autres termes, la fête de deus Lunus ou de l'homme de la Lune. Pour montrer le rapport qu'il y a entre une contrée et une autre, et la persistance invétérée des anciennes coutumes, il est bon de remarquer que Jérôme, commentant les paroles d'Esaïe que nous venons de citer, sur l'usage de dresser une table pour Gad et d'offrir des libations à Méni, déclare que de son temps (au IV siècle), c'était encore la coutume dans toutes les villes et surtout en Égypte et à Alexandrie, de préparer des tables et de les charger de toute sorte de mets recherchés, et de coupes contenant du vin nouveau, le dernier jour du mois et de l'année : la foule en tirait des présages sur la fertilité de l'année. L'année égyptienne commençait à une époque différente de la nôtre; mais c'est aussi exactement que possible (en remplaçant seulement le vin par le whisky) la manière dont on observe encore Hogmanay en Écosse, le dernier jour du mois de l'année. Je ne sais pas si on tire aucun présage de ce qui se fait alors, mais tout le monde, dans le sud de l'Écosse, sait parfaitement qu'à Hogmanay, ou la veille du nouvel-an, parmi ceux qui observent encore les vieilles coutumes, on prépare une table, et que pendant qu'on offre des gâteaux et autres friandises, on distribue des galettes de gruau et de fromage à ceux qui n'en voient jamais qu'à cette occasion, et que la boisson forte entre pour une large part dans le menu du jour.

Traditions babyloniennes
Là même où le soleil était l'objet favori du culte, comme à Babylone et ailleurs, il était adoré à cette fête, non seulement comme le globe du jour, mais comme le dieu incarné. C'était un principe essentiel du système Babylonien, que le soleil ou Baal était le seul Dieu. Lors donc qu'on adorait Tammuz comme étant le Dieu incarné, cela voulait dire aussi qu'il était une incarnation du soleil. Dans la mythologie Indoue, qui, on le sait, est essentiellement Babylonienne, ce fait ressort distinctement. Surya, ou le soleil, y est représenté comme étant incarné, et venant dans le monde pour soumettre les ennemis des dieux qui, sans cette naissance, n'auraient jamais été soumis. Ce n'était donc pas une fête astronomique que les païens célébraient au solstice d'hiver. Cette fête s'appelait à Rome la fête de Saturne, et la manière dont on la célébrait montre bien son origine. Organisée par Caligula, elle durait cinq jours. L'ivrognerie et la débauche se donnaient libre carrière, les esclaves étaient provisoirement émancipés, et avaient avec leurs maîtres toute sorte de libertés. C'était précisément de cette manière qu'on célébrait à Babylone, suivant Berose, la fête du mois Thebeth, correspondant à notre mois de décembre, ou en d'autres termes, la fête de Bacchus : c'était l'usage, dit-il, pendant les cinq jours qu'elle durait, que les maîtres fussent soumis à leurs serviteurs, et que l'un d'eux, vêtu comme un roi d'une robe de pourpre, gouvernât la maison. On appelait ce domestique ainsi vêtu, Zoganes, l'homme du plaisir et de la dissipation; il correspondait exactement au « dieu du tumulte » qui dans les époques de ténèbres, fut choisi dans tous les pays catholiques pour présider aux fêtes de Noël. La coupe des festins de Noël a son contre-pied dans « le festin de l'ivresse » à Babylone, et plusieurs autres coutumes encore observées à Noël ont la même origine. Les bougies qu'on allume la veille de Noël, dans quelques parties de l'Angleterre, et qu'on garde pendant toute la durée des fêtes, étaient aussi allumées par les païens la veille de la fête de la naissance du dieu Babylonien et en son honneur; car c'était l'une des particularités de son culte d'avoir des bougies allumées sur ses autels.

Traditions romaines

Depuis la mémoire des temps, les tribus les plus primitives fêtaient le jour le plus court de l'année, le 21 décembre, jour du solstice d'hiver à partir duquel le soleil remonte graduellement sur l'horizon. Dans le Nord et l'Est de l'Europe en particulier, les rites teutons, germains et celtes, organisaient, dans la joie, des fêtes pour le soleil renaissant, pour le feu et la lumière nécessaires à la vie, symboles de chaleur et de prospérité. A Rome aussi, du 19 au 26 décembre, les Saturnales étaient une période de réjouissance où 1'on s'offrait déjà des cadeaux et où on honorait des dieux. Mais en 1'an 708 de Rome (vers moins 50 av. JC), un certain Jules César qui aurait bien voulu se faire roi et dominer Rome, voulut modifier le calendrier 1unaire du roi Numa pour le mettre en accord avec le cours du soleil. Il créa le calendrier julien, base de notre calendrier actuel. Le jour le plus court fut situé de façon erronée le 25 décembre.

 

Mithra

Le 25 décembre, depuis le troisième siècle, était célébré par les romains et les païens grecs comme une  fête dédiée à la naissance du dieu Mithra, le Dieu-Soleil, l'esprit de la lumière divine. On sait, en effet, qu'après le solstice d'hiver le soleil commence sa victoire sur les ténèbres, et les jours commencent à se rallonger, tandis que  les nuits deviennent plus courtes. La fête du soleil, instituée par l'empereur Aurélien en l'an 274, avait reçu beaucoup d'honneur au temps de Constantin le-Grand dont l'amour pour le dieu soleil est bien connu.

 

Autre présentation :

Le mithraïsme, d´origine persane, fut importé à Rome en 68 av. J-C, par des légionnaires. Cette religion respectait les dimanches comme jours sacrés et célébrait la naissance de Mithra, dieu du soleil, le 25 décembre, " Dies Natalis Solis Invicti ". L´empereur Commode, 161-192, se fit initier aux mystères de Mithra.. Plus tard, en 274, 1'empereur Aurélien, conquérant en Orient, fut le premier empereur qui se soit fait diviniser de son vivant, voulant renforcer ainsi son pouvoir politique et spirituel sur les multiples diversités et sensibilités de son empire. Il imposa le culte du Soleil Invaincu comme religion d´état lors de la célébration du 25 décembre.

 

Les évêques romains, incapables d'arracher cette joyeuse solennité, en changèrent l'objet. Au lieu de célébrer le soleil naissant on célébra en ce jour la naissance de Jésus, qui est "le soleil de Justice" (Malachie.4 : 2) et la "lumière du monde" (Jean.9 : 5). Léon-le-Grand, évêque de Rome, blâmait les chrétiens qui, encore au 5ième siècle, célébraient "la naissance du soleil au lieu de la naissance du Christ". (Sermo de Nativitate Domini, Patrologie Latine, 54, 198). La tradition de la Noël ne nous provient donc pas des apôtres mais c'est la continuation d'une pratique païenne.

 

3- Que penser de ces arguments?


Je reprends ici ma réflexion de Chrétien.  Il apparaît en premier examen que les auteurs de controverses ne sont pas d’accord entre eux. S’il y avait une thèse unique, cohérente,  il serait éventuellement tentant d’y adhérer, mais nous sommes en présence de thèses multiples se contredisant entre elles. Que le solstice d’hiver ait été une fête « païenne » (c’est-à-dire pré-chrétienne), c’est probable, et naturel. Que cela continue même aujourd’hui d’être l’objet d’une fête, cela ne doit pas troubler le Chrétien. Et le ton volontiers polémique de certains articles dont nous avons tirés ces textes, hésitant entre l’anticlérical et l’anti-religieux, est à mes yeux assez « à côté de la plaque ».

 

En effet, s’il est admissible que les premiers hommes aient divinisé des phénomènes naturels qui les dépassaient, les rites et les manifestations nés de cette peur n’ont plus de justification à être respectés  en tant que tels maintenant, sinon pour perpétuer des fêtes simplement traditionnelles.  Ou alors il faut  clairement revendiquer ce qui les fonde, une cosmogonie, une vision du monde et des forces qui le meuvent, et qui permette de comprendre en quoi un solstice est un moment particulier où il faut procéder à certains rites. Mais là, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent, en dehors d’une description au mieux poétique, au pire magico-nébuleuse, de vagues récits dits légendaires appartenant à un vieux fonds récurrent rebaptisé New Age dans une certaine littérature contemporaine.

 

Ce qui peut être remarqué face à ceux qui dénient le 25 décembre comme fête chrétienne, c’est qu’il est plus difficilement justifiable de diviniser de nos jours un phénomène naturel parfaitement connu (l’astronomie), que de commémorer la naissance d’un homme qui est à l’origine d’un enseignement respecté encore 20 siècles après, et qui est largement à la base de notre civilisation occidentale.

 

Aujourd’hui, le recul que nous permet notre connaissance historique nous amène à comprendre que l’organisation des églises résulte d’un effort humain, et par conséquent fait largement place au compromis. La fixation des dates des cérémonies apparaît clairement comme le résultat de calculs très savants et de choix, s’appuyant autant que faire se peut sur une réalité historique, mais qui subit dans le temps les agressions de la politique, de la science, de la société…

 

Les exposés du site de l’Eglise Copte ( www.livres-religieux.com/N/Noel25-7/Noel25-7.html ) sur la succession des différents calendriers de l’histoire des hommes, et les approximations qui en naissent inévitablement, sont à ce titre extrêmement riches d’enseignement. Les efforts d’une Eglise aussi respectablement traditionnelle pour guider la foi et conduire les pratiques religieuses de ses membres sont éminemment respectables.

 

Et il est selon moi ridicule d’opposer les dates prônées par les différentes Eglises pour un même événement, et encore plus d’en déduire qu’elles ont toutes tort, ou d’en tirer argument pour nier la justification de l’événement. La position très moderne de l’Eglise Catholique Romaine admettant que la date du 25 décembre est un choix, va dans le sens de la transparence, et de l’intelligence. On ne cherche pas à nier que la date réelle est inconnue, que cela est en fait accessoire, et que la date choisie correspond à une justification symbolique. Il n’est pas douteux qu’historiquement il y avait aussi des soubassements politiques à ce choix, mais cela ne me gène pas, pour autant que je considère toute église humaine comme un outil pour amener les hommes à Dieu, (à condition qu’on respecte les implications de ses propres convictions), et non un objet de divinisation, encore moins d’idolâtrie..

 

Bien entendu, il n’en va pas de même pour l’Eglise mystique du Christ,  celle qui est constituée des hommes de bonne volonté, disciples connus ou inconnus de Jésus, qui a pour chef le Christ ressuscité, vivant et actif, au cœur du monde. Mais cette Eglise là n’est  pas impliquée dans les compromis, les choix tactiques, les organisations et les budgets. Elle est incorporelle, spirituelle, tolérante, soucieuse d’amour et non de règles, de partage et non de castes, capable de se fondre dans n’importe quel mode de vie pour ne pas choquer, étrangère à la notion d’impur, de souillure, de péché, puisqu’elle vit en Christ à travers toute condition. Elle est dans le monde sans être du monde. Elle ne combat pas le monde, elle cherche à toucher les cœurs, à faire connaître et ressentir l’amour divin accessible à l’homme. Elle se sert des églises humaines, elle s’appuie sur les congrégations, elle n’en est pas prisonnière, ni des cultes, ni des rites, ni des observations. Elle adore Dieu en esprit et en vérité. Uniquement.

 

Conclusion:

 

Alors, pour moi, la date exacte de Noël est, vous l’avez compris, accessoire. Il est utile qu’il y ait une date, qu’elle soit constante dans l’année liturgique, car l’homme aime les repères, mais ce qu’on y célèbre est plus important que la manière de le faire.

Par exemple, dans l’Eglise du Christianisme Céleste, selon moi, il est moins important d’en gravir les échelons et de respecter la moindre de ses ordonnances, que de s’efforcer d’aimer Dieu, et son prochain. Et cela ne va pas toujours dans le même sens. Un des pièges est de se prendre au jeu d’une respectabilité qui tient aux grades d’onction.

Quand nous étions à l’école, il nous semblait que le but était de connaître par cœur le contenu de nos livres. Aujourd’hui nous comprenons que c’était de former nos esprits pour œuvrer utilement dans notre société, et que les diplômes ne sont que des clés pour ouvrir des portes fermées. L’école est un outil, pas une institution à idolâtrer. Mais pas non plus à dénigrer, encore moins à combattre : tout  professionnel en exercice reconnaît la valeur de l’école, pour ce qu’elle est, mieux : pour ce qu’elle devrait être.

Toute église est une école spirituelle. Il ne suffit pas de fréquenter l’école. Il faut la quitter pour aller gagner sa vie. On sait aussi que sans formation continue, la compétence ne se maintient pas . Mais la formation continue n’est plus l’école, elle prend d’autres formes, adaptées aux buts et aux possibilités de chacun.

Un adulte spirituel ne va plus aller chercher son ressourcement comme il allait par exemple au catéchisme de son enfance. Il ne commet plus les mêmes fautes . Il a compris qu’il est le seul responsable de sa vie spirituelle, que l’église l’aide, que ses frères l’aident, mais qu’il est seul face aux efforts à faire, au combat à mener, et qu’il sera seul devant son créateur. Respecter telle ordonnance vestimentaire pendant qu’on se prête aux commérages peu bienveillants ou à d’autres manquements est la marque d’un infantilisme spirituel. C’est l’arbre qui cache la forêt.

 

Du reste, s’attacher à Jésus, sans détours, voilà l’essentiel. C’est ma foi.

 

Frère Christian LEDALOUR.

 

 

 

Principaux sites d’où ont été extraits les textes constituant l’essentiel de ce document :

 

www.censure.org/politique/religions/catho/noel.htm

www.livres-religieux.com/N/Noel25-7/Noel25-7.html

www.webstore.fr/vvv/cathhh/noel.htm

http://vvv.webstore.fr/cathhh/ch6.htm

http://www.geocities.com/athens/ithaca/1447/Fetes/Noel.html

http://www.heimdallr.ezwww.ch/mithra.html 

 

 

Bannière à mettre sur votre sitre 

 

 Vous aussi envoyez vite vos articles ou témoignages.

Vous avez des critiques ou des commentaires à faire sur cet article ?

Ecrivez-nous.

 Pour retrouver tous les articles précédents allez dans "Archives".

Article précédent

 

INTRODUCTION | DEDICACE | CHAPITRE I | CHAPITRE II | CHAPITRE III | LE FONDATEUR | INFORMATIONS | CONTACT | EXHORTATIONS | SACREMENTS | PRESCRIPTIONS ET ORDONNANCES | DATES | Archives

Home